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vendredi 23 mars 2012

       

Projet Harmonie
Christophe Nicolas


Éditions du Riez

Quatrième de couverture :
Yannick Diaz, journaliste dissident, vient de perdre sa place au Républicain suite à l’écriture d’un essai sur les médias qui n’épargne personne. Depuis son malaise en direct sur le plateau d’un débat télévisé, d’étranges images se bousculent dans sa tête : l’épidémie de grippe qui s’étend en Amérique latine, le visage bouffi du ministre de l’Intérieur et le nom d’un laboratoire… Lamiproh. D’où viennent ces souvenirs qui ne sont pas les siens ?
À peine évoque-t-il ses visions que son confident est assassiné. Accusé du meurtre, la police aux trousses, il doit trouver les preuves de son innocence. Mais il y a plus en jeu que son seul avenir. Peut-être celui de l’humanité tout entière…




Projet Harmonie est un thriller de la meilleure veine. Certes, « thriller » est un terme quelque peu tombé en désuétude par une utilisation outrancière. Mais ici, on frissonne bel et bien. Cela commence par un prologue en focalisation interne pour un meilleur préambule à la suite des évènements. Ça y est, dès les premières lignes, on accroche.

On poursuit d'abord avec curiosité, puis avec frénésie... jusqu'au « wow, je ne m'attendais pas à ça ! »
Parce que la force de l'auteur, c'est de distiller savamment les informations, de mettre en place le récit et de nous présenter les personnages au fur et à mesure de l'action pour un rythme crescendo maîtrisé parfaitement. Jusqu'à la dernière ligne, Christophe Nicolas choie son lecteur à coups de rebondissements et révélations.
Le point fort à mon sens réside dans la conception des personnages. Ils sont vrais. Imparfaits, donc crédibles, ils sont parfois parfaitement irritants et l'instant d'après épatants et au final attachants. Mais ce qui me plaît particulièrement est leur autonomie. C'est un tour de force, de la part d'un écrivain, que de créer des personnalités bien distinctes et de les confronter dans leur individualité.

Le ton de la narration, généralement omnisciente, est détaché, ne versant jamais dans l'analyste ni le dolent, laissant toute la place aux émotions du lecteur (et il en faut), et servant le rythme. C'est pour cette raison que le versant politique un peu fort est argumenté de manière juste. Et puis, il faut l'avouer, Projet Harmonie nourrit agréablement un fantasme de complot international que nous avons tous plus ou moins.

En somme, j'ai passé un très bon moment. Le roman est divertissant de par ses touches mesurées de science-fiction et de réalisme...

Christophe Nicolas est un auteur talentueux et son Projet Harmonie est brillant.

lundi 6 juin 2011

Fantastique et merveilleux

Ce blog s'intitule "Fantastique et Merveilleux". Qu'est-ce que cela signifie ?
En littérature française, il existe deux genres traitant de l'imaginaire, le genre merveilleux et le genre fantastique donc. La science-fiction, la fantasy, l'uchronie sont autant de sous-genres plus ou moins admis mais relevant tous soit du fantastique, soit du merveilleux.

Posons les jalons d'une première définition. Le genre fantastique se reconnaît par une fiction se déroulant dans un environnement très proche de notre monde connu, tant au niveau temporel que culturel. Une personne lambda vivant dans un lieu lambda, utilisant des ustensiles courant constituent les bases d'une histoire fantastique. Ensuite, certains détails de l'ordre du paranormal ou de l'imaginaire dissonent d'avec le réalisme instauré. Il y a deux écoles. Soit les personnages doutent de la véracité de ce qu'ils observent et invoquent des raisons telles que imagination, rêve, folie... Soit les faits leurs semblent parfaitement normaux, et on se trouve à la lisière du genre merveilleux.
Ce dernier est typiquement caractéristique du conte de fée, par exemple. Le but dans ce cas est clairement affiché et n'est pas de créer une quelconque ambiguïté. On se trouve à une époque inconnue, dans un pays voire un monde inconnu, peuplé de personnages fantasmagoriques, où parfois même les lois de la physique diffèrent.

Quelques exemples pourraient nous aider à départager nos deux catégories. Pour le fantastique, il me vient à l'esprit Kafka et son incroyable Procès, mêlant absurde, anachronisme et illogique géographique pour nous plonger dans l'angoisse la plus totale résultant de ce non-sens permanent. Il n'empêche, le lecteur s'interroge tout le long. Est-ce un cauchemar qui nous est relaté ? L’Écume des jours de Boris Vian monte d'un cran dans l'incongruité et se positionne vraiment sur le fil. J'aurais tendance à le classer dans le genre merveilleux, mais de nombreux facteurs laissent le doute. Le nénuphar poussant dans le poumon de Chloé, les murs de l'appartement rétrécissant, ne s'agit-il pas que de métaphores ? Est-ce suffisant pour en faire une oeuvre du merveilleux ? Pour autant, l'absurdité régnant là encore ou le personnage de la souris me font pencher pour cette deuxième option.
D'autres oeuvres comme le Seigneur des Anneaux ne laissent aucun doute, d'autres encore comme Harry Potter et son action prenant place dans Londres puis twistant du tout au tout suscitent des interrogations.

Fantastique ou merveilleux, est-ce si important de le savoir ? Du point de vue du lecteur, l'ambivalence est intéressante et fait partie du plaisir de lire.
Du point de vue de l'écrivain, cela fait partie des choses à déterminer dès le départ. Les caractéristiques des personnages, la géographie des lieux, l'époque, les modes de déplacement, les objets, les noms, le vocabulaire, l'élocution des personnages, et tant d'autres choses en dépendront et influeront sur la cohérence de l'histoire.

Par exemple, on opte pour un centaure comme personnage principal. Soit. Si l'on choisit de placer l'action au centre de Manhattan, il faudra soigneusement le justifier et veiller à la crédibilité de la chose.
De même, le style doit être en cohésion avec l'univers adopté. Un niveau de langue soutenu participera à l'élaboration d'une atmosphère médiévale, des mots techniques, néologismes ou pures créations, étayeront une science-fiction, un héros nommé Nicolas constituera une bonne base pour du fantastique.

Fantastique ou merveilleux ne sont finalement que des fondamentaux regroupant des codes à maîtriser pour mieux les transgresser...
Ecrivez, maintenant !

lundi 9 mai 2011

Antigone

Antigone


Jean ANOUILH
1944

Cette pièce est probablement ma favorite. C'est un monument. La force, le courage et l'honneur sans faille qui caractérisent son héroïne en ont fait une oeuvre très à propos au moment de sa publication, en contexte de fin de guerre.
En règle générale, je n'approuve pas les réécritures des drames antiques. Ces classiques d'une époque très lointaine devraient conserver leur position de sacré et ne pas être touchés. J'ai en tête Phèdre. Par réflexe, vous me direz "Phèdre, de Racine". en fait, Phaedre est un merveilleux drame amoureux relaté par Euripide près de cinq siècle avant notre aire. Racine a fait de Phèdre une vieille marâtre acariâtre, alors qu'à l'origine, Phaedre était une superbe et jeune héroïne d'ascendance divine emportée par la tragédie de sa destinée.

Qu'en est-il d'Antigone ? Anouilh a sublimé son héroïne. Elle est l'incarnation de la rébellion mais surtout et peut-être plus encore que dans l'oeuvre antique, elle est la figure de la liberté, à la fois soumise à sa destinée et contre celle-ci.
L'histoire, tout le monde la connait. Créon le roi, son oncle, prend des décisions politiques difficiles et injustes mais ramenant l'ordre dans sa cité. La dépouille de l'un des deux frères d'Antigone, tous deux morts en s'affrontant pour le pouvoir, doit pourrir aux vues de tous. Antigone fait ce qu'elle considère être son devoir : elle se lève la nuit pour rendre les derniers hommages à son frère, malgré le décret royal qui la condamnera à mort. Lorsque Créon le roi lui propose de garder le silence et de tout remettre en ordre, ce qui implique de déterrer la dépouille de Polynice, Antigone dit non. Elle recommencera, c'est son devoir. Ce drame est celui de la dualité. Celle entre le légitime et le raisonnable, celle entre le bien général et la moralité, celle entre Antigone la rebelle et sa soeur douce et rangée, entre les deux frères, l'un juste et l'autre avide, etc.

Là où l'auteur a sublimé son héroïne, à mon sens, réside dans cette autre dualité ou plutôt un paradoxe apparent que j'évoque plus haut. Antigone choisit de se rebeller contre les lois dictées par son oncle le roi. En vérité, la liberté de l'héroïne est celle de se soumettre à sa destinée. Elle est fille de roi, l'honneur et le devoir coulent dans son sang : "Dis-leur de me lâcher. Je suis la fille d'OEdipe, je suis Antigone. Je ne me sauverai pas." Son devoir est d'enterrer son frère et d'assumer ce qu'elle est, quelqu'un qui a la force et le courage de ses convictions, jusqu'à le payer de sa vie. La façon dont Anouilh a traité cette oeuvre, comme un acte joué par des acteurs-personnages déjà au courant du drame qu'ils vont interpréter,  met en avant ce point de vue en particulier.
Jean Anouilh semble dire "trouvez qui vous êtes, lâche ou héros, meneur ou suiveur, responsable ou insensé, et assumez-le jusqu'au bout".

vendredi 6 mai 2011

Aliénor... Tu es un baobab.

Le Voyage d'hiver

Le Voyage d'hiver
Amélie Nothomb

Paru en 2010

Difficile d'élaborer une critique sur un souvenir. Le livre en question m'est tombé dans les mains l'année dernière puis a regagné l'étage de son attentionnée propriétaire depuis. Je me dois d'acheter un bel exemplaire broché. En attendant, je vous expose ce dont je me souviens.
Commençons par le bilan. On n'est pas des scientifiques, on peut faire le développement après !
Bilan donc.
Wow. La gifle. Amélie Nothomb peut se révéler être dans ses bonnes années un véritable génie de la littérature. Rien de moins. Il est vrai, je n'avais pas eu la joue rouge à ce point depuis son premier roman (et quel premier roman...) Hygiène de l'assassin, qui reste l'un des joyaux couvés de ma bibliothèque.
Revenons à nos moutons (quelle étrange expression). Le voyage d'hiver possède une intrigue profonde, voire grave, traitée en toute légèreté par le formidable cynisme de l'auteure. Cette intrigue s'articule tout autour d'une seule problématique. L'amour. L'amour en lettres capitales, celui qui déborde même encore du mot qui est censé le contenir, la passion amoureuse, l'obsession amoureuse, transcendée par l'abnégation la plus totale. Eh bien cet amour est contrarié, il est impossible, et pour une raison plutôt débile (c'est le cas de le dire).
J'aime particulièrement la façon dont Amélie parle de l'amour. Elle ne l'analyse pas, elle le montre, voire le démontre, en toute simplicité. "L'amour, voilà ce que ça fait", plutôt que "l'amour, voilà ce que c'est". Et elle n'a aucun complexe concernant les hyperboles.

Prenons maintenant l'angle de la langue en tant qu'outil, vu par Amélie Nothomb. Les codes volent en éclat s'ils le doivent, avec beaucoup d'impertinence. Pour ceux qui ont lu, se référer au trip ; pour les autres, le trip en question est une prise de psilocybes. Le lieu, un appartement frigorifié, le résultat, un mur blanc qui prend toute sa dimension et un parquet qui révèle un monde de glace subaquatique. Voilà ce qu'est le voyage d'hiver.

En regard du froid omniprésent et de l'étrangeté qui qualifie aussi bien les personnages que la situation, ce livre avait déjà tout pour me plaire. Rajoutons un élément subtile qui en fait un chef d'oeuvre, le personnage principal paraît être un type tout à fait banal à la base et se révèle être, eh bien... Nothombien.


samedi 23 avril 2011

Glenravenne ou l'écriture à deux mains

Je lis pour la quatrième ou cinquième fois "Glenravenne" avec un plaisir immense. Cette merveille fantasy a été écrite conjointement par Marion Zimmer Bradley et Holly Lisle.




Ces deux auteures ont a plusieurs reprises manié la co-écriture. Au-delà de l'excellent résultat qu'est cet opus, "Les Pouvoirs perdus", je m'interroge sur l'écriture à deux. Il me semble que cette aventure doit être fabuleuse, mais aussi requérir une aptitude particulière au compromis.

De manière pratique, comment s'organise-t-on? Pour l'avoir déjà expérimenté, la trame se conçoit facilement entre les deux auteurs. Les idées se nourrissent et s'enrichissent à chaque rebond de l'un à l'autre, s'élaguent de manière juste et rapide et finalement, on n'a pas affaire à une addition mais à bien plus complexe. Certes, certaines idées peuvent être laissées de côté, en rapport au nécessaire compromis. Mais majoritairement, le compromis se fait plutôt dans l'autre sens, chacun essayant d'intégrer ce qui tient à coeur à l'autre.
Ensuite, vient le temps de l'exécution à proprement parler, la rédaction. Là, je cale question expérience personnelle. En relisant Glenravenne, je crois comprendre que chacune son tour a rédigé un chapitre d'un point de vue omniscient, troisième personne, en évoluant dans l'histoire depuis la peau de son personnage. En effet, les héroïnes sont deux, sur un quasi pied d'égalité, ce qui rend la dynamique particulièrement intéressante. Ce fait est visible de par deux styles différents ; cette différence est toutefois subtile et il faut y prêter attention pour la remarquer. Je pense que cette harmonie est rendue possible par la grande affinité personnelle et littéraire qui doit régner entre les deux personnes. Elle provient sûrement aussi du fait que son partenaire est évidemment le relecteur voire correcteur privilégié, ajoutant à l'unification.

Outre ces détails techniques, je réitère que cette aventure doit être simplement extraordinaire. Partager une aussi grande chose que la création littéraire apporte tant sur le plan artistique qu'humain et relationnel entre les deux personnes. Si l'on doit faire un bilan, je suis certaine qu'il n'est que positif. Suis-je trop optimiste?

Question subsidiaire : peut-on parler d'écriture à quatre mains maintenant que l'on tape sur un clavier d'ordinateur ? :)

vendredi 14 janvier 2011

L'oeil de Moscow !

Quelle lectrice suis-je devenue, désormais ?
La bêta lecture au sein de Cocyclics et les corrections faites durant ma période aux Éditions ont considérablement acéré mon œil. Je me souviens d'une époque, il n'y a pas si longtemps que cela, où je lisais le quatrième tome de la saga pour ados la plus célèbre de la décennie, (vous savez celle avec les gentils vampires), et bien je lisais ce tome, disais-je, sans sourciller. Je rentrais dans l'univers dépeint sans mal, laissant les mots se brouiller et l'action se dérouler. C'était bien, j'étais crédule.

Et maintenant ? Que nenni !
Je me suis risquée de nouveau dans ce quatrième tome et ai lâché quelques minutes et dizaines de soupirs plus tard. Dans un registre un peu différent, je viens de terminer Le Premier jour et La Première nuit, de Marc Lévy. Bilan plutôt positif. J'ai lu avec plaisir, j'ai été divertie, j'y ai même trouvé un semblant de philosophie. C'est déjà pas mal, je ne vais donc pas cracher dans la soupe. Cependant, j'ai eu cette sensation récurrente d'avoir à faire à un premier jet à peine retravaillé. Des répétitions jonchant le texte, des lourdeurs, des incohérences et longueurs de synopsis... La masse brute n'a ni été élaguée, ni polie. Soyons francs, c'est surtout un bon travail éditorial qui manque. Mais voilà, l'éditeur (je ne sais pas de qui il s'agit), s'est dit : c'est Marc Lévy, on se foule pas, ça va se vendre comme des petits pains quoiqu'il arrive. Est-ce néfaste pour l'auteur, je dirais que non, si son lectorat est semblable à moi, avant. Crédule. Il se fait bercer par une belle histoire avant de s'endormir et n'en attend finalement pas plus. Et dans cette optique, les deux opus sont plutôt pas mal.
Quant à moi, à force de m'exercer sur les romans et nouvelles dont j'ai eu à effectuer les secondes corrections ou même les corrections finales (pré BAT), ou encore les extraits de la Mare, je referme mon format poche avec un "mouai" à l'esprit.
Est-ce un mal, est-ce un bien ?...

jeudi 18 novembre 2010

Du plaisir de lire

On pourrait dire que je suis une lectrice hors des rangs. La plupart des gros lecteurs que je connais (et dont je devrais faire partie, en rapport à mes aspirations professionnelles) sont capables d'engloutir des quantités de pages, tous les jours dans un spectre large de genres, de styles.
Moi, non. Pourquoi ?
Parce que j'ai une fâcheuse tendance à me plonger à corps perdu dans un roman, toute entière, jusqu'à son point final et même après encore. Les mots s'effacent et laissent alors place à des lieux, une atmosphère, une odeur, des personnages vivant, aimant, souffrant... Cela peut paraître contradictoire, mais je lis avec passion. Uniquement avec passion. Pour cette raison, nombreux sont les romans dont je n'achèverai jamais la lecture.
C'avait pourtant bien commencé entre eux et moi : une quatrième de couverture plaisante et intrigante, un effleurement respectueux des pages, un parcours sommaire de quelques lignes au hasard afin de jauger le style, un petit objet rapporté à l'heur d'une promenade dans la rue piétonne d'une ville ou même du rayon livre d'un supermarché, calé dans le fond d'un sac, amoureusement placé sur le chevet, parfois ouvert dans les minutes suivant mon retour, promesse d'évasion et de rêves.
Mais voilà. Les premiers chapitres sont parcourus, d'abord avec curiosité, ensuite avec expectative, enfin, avec entêtement. Toujours rien. Je ne me suis pas prise au jeu, et la lecture n'est plus qu'un déchiffrage de signes. Parfois je ne suis pas parvenue à m'attacher à au moins un des personnages (ou alors ils me tapent carrément sur les nerfs) ; parfois je m'ennuie purement et simplement, par manque d'action ou d'intrigue, parfois, même, le contenu ou le style est trop mauvais. En effet, j'aime lire une écriture fluide, claire et minimaliste. Tant la plus plus couramment rencontrée que la plus ardue à maîtriser car étant une porte ouverte au convenu, au médiocre. Ce penchant est donc à double tranchant.

Pour autant, c'est également un avantage : j'aime ce qui peut paraître bateau à certains, le genre de littérature qui plaît au plus grand nombre. Il peut être parfois plus aisé de trouver mes perles : je me souviens par exemple de la merveille des merveilles, le number one de toutes mes lectures, Le Chardon et le Tartan, de Diana Gabaldon.


L'édition France Loisir que voilà a un beau jour été déposée sur mon lit par mon attentionnée mère alors que j'étais ado.
France Loisir... Ce club de livre fonctionne en rééditant, (la plupart du temps dans des éditions luxueuses à moindre coût), les best-seller internationaux, dont la plus populaire des littératures. Parenthèse refermée.
Revenons à l'avantage d'être sensible à la littérature que l'on pourrait qualifier de "populaire". J'ai par ce biais trouvé un des livres de mon top ten, The Hosts, Les Âmes vagabondes. Qu'est-ce que cela a à voir ? C'est le premier roman pour adultes d'une auteure que l'on connait tous par sa contribution remarquée à la construction du mythe des vampires (hm). J'ai nommée Stephenie Meyer. Je prêche et prône l'ouverture, vous l'aurez donc compris. S'il y a certains critères qui ne trompent pas quant à la qualité d'un texte, il faut aussi se rendre à l'évidence que tout est une question d'attentes et de sensibilité personnelle.
Je ne suis pas une lectrice hors des rangs, je suis une lectrice.