J'en ai déjà parlé, je me relis assidûment depuis plus d'un an et je m'aperçois que la correction prend plus de la moitié du travail d'écriture.
J'en avais également déjà parlé, je préconise de bonnes conditions d'écriture et une concentration optimum pour un premier jet de qualité ; en partie parce qu'acquérir le recul nécessaire à une bonne correction prend du temps. A la fin de la rédaction propre, quelques mois de repos peuvent être bénéfiques. Ensuite, se relire avec en tête des pistes de travail.
C'est ce travail d'auto-correction, ainsi que la lecture de manuscrits, ou la correction d'épreuves qui m'ont amenées à déceler ces lourdeurs fréquentes à débusquer.
1. les répétitions.
Qu'est qu'une répétition ? C'est un même segment (mot ou syntagme) au sein d'un même paragraphe. Tout écrivain le sait, à moins de souhaiter construire une anaphore, elles sont à éviter. Il y a les répétitions d'un même mot. Élémentaire mais on les voit partout. Il y a aussi les répétitions d'étymologie : deux mots comportant la même racine. Y prêter attention. Deux remèdes possibles : les homonymes et les périphrases.
Il y a enfin les répétitions des noms propres. Il faut user des pronoms, mais pas en abuser. En français on utilise les pronoms personnels à tort et à travers plutôt que les pronoms démonstratifs pour désigner les objets, et cela porte à confusion. Ainsi, une règle : pas de "il" ou "elle" après un complément d'objet.
Exemple : "Vanessa contemplait la tasse. Elle était gaie".
=> qui était gaie ? Vanessa ou la tasse ?
Pour pallier à ce problème, on peut avoir recours encore une fois aux périphrases (groupe de mots faisant référence à un objet ; exemple : "la pièce de porcelaine" pour désigner la tasse ou le simple "la jeune fille" pour désigner Vanessa).
2. la surabondance d'adverbes.
Je prends au hasard de ma bibliothèque un extrait d'un classique, en l'occurrence Mémoire d'outre-tombe de Chateaubriand (pas de circonflexe sur le "a" ou je me fâche !).
"Tels marin, au sortir de ses pompes, s'embarquait tout fortifié contre la nuit tandis que tel autre rentrait au port en se dirigeant sur le dôme éclairé de l'église."
C'est limpide.
Maintenant la même avec quelques adverbes.
"Tels marin, au sortir de ses pompes, s'embarquait tout fortifié contre la nuit tandis que tel autre rentrait vélocement au port en se dirigeant directement sur le dôme fort éclairé de l'église."
Le sens n'en est pas plus précis, la phrase est plus longue et plus lourde.
Les adverbes sont utiles mais point trop n'en faut.
3. Les phrases à rallonge.
Trois lignes, c'est déjà trop. Rien de tel que le bon vieux sujet-verbe-complément à adopter dès que possible.
Exemple :
Vanessa avait l’impression d’avoir fait une bêtise sans savoir laquelle, alors qu'elle observait le mécanicien le nez à bonne distance de la fenêtre et tentait de se remémorer chacune de ses paroles, essayant de comprendre ce qui avait pu motiver sa réaction.
D'une phrase, on peut en faire trois :
Vanessa avait l’impression d’avoir fait une bêtise sans savoir laquelle. Elle observait le mécanicien le nez à bonne distance de la fenêtre. Elle tentait de se remémorer chacune de ses paroles, essayant de comprendre ce qui avait pu motiver sa réaction.
Laquelle de ces versions préférez-vous lire ?
4. Trop de virgules.
Toutes les pauses marquées dans la lecture ne le sont pas forcément à l'aide d'une virgule à l'écrit. Avant une conjonction de coordination par exemple, elles ne sont pas indispensables. Le mieux est de se demander pour chaque virgule si elle pourrait être supprimée.
Selon la phrase consacrée :
Ecrivez, maintenant !
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mercredi 6 juillet 2011
jeudi 9 décembre 2010
Trucs et astuces d'écriture, partie 2 : Le contexte.
Voici des conseils, cette fois-ci sur le contexte dans lequel vous passerez ces heures, ces mois d'écriture. Encore une fois, il s'agit de se simplifier la vie. Peut-être ne vous reconnaîtrez-vous pas dans ces méthodes, il s'agit de mon fonctionnement.
1 : l'ambiance.
Si possible, écrire dans une pièce où règne la tranquillité, installé confortablement, avec le chat, le mug et les dicos à portée de main (ou les onglets "dictionnaires", "synonymes", "conjugueur" ouverts et prêts à l'emploi). Cela paraît élémentaire, et pourtant crucial. La qualité de l'écriture dépend de cet environnement, c'est indéniable. Il vaut parfois mieux ne pas écrire plutôt que d'être distrait.
Pourquoi ?
Il y a une chose à éviter, et je l'ai compris à l'usage : trop de relectures. C'est fatal. On finit par connaître son texte par coeur et on perd tout le recul nécessaire à une correction de qualité. Conserver la fraîcheur de ses écrits pour l'esprit est nécessaire. Pour cette raison, je conseille l'utilisation d'un traitement de texte qui débusque les fautes de frappe et autres : voilà déjà quelques relectures épargnées. Mais surtout je conseille l'écriture au calme. Retravailler sur une mauvaise base oblige à trop de relecture et risque fort d'aboutir à un résultat médiocre.
Créez-vous vos rituels. La musique, avant ou pendant l'écriture, par exemple. Faites des playlists, selon vos humeurs et besoins. Quoiqu'il en soit, il vous faut un environnement calme avant tout. Prêtez aussi une attention particulière à la lumière utilisée, naturelle ou non, près d'une fenêtre ou au contraire le soir à la lueur d'une bougie... pourvu que vous vous sentiez bien.
2 : les horaires et la fréquence.
Chaque écrivain a ses habitudes. C'est une des questions fréquentes des journalistes : quand écrivez-vous ? Par exemple, Amélie Nothomb écrit tous les matins, avant même que l'aube ne se lève. Tout dépend de votre train de vie, malheureusement, mais si vous pouvez vous offrir ce luxe, second conseil : trouvez, à l'usage, les horaires qui vous conviennent le mieux pour écrire. En ce qui me concerne, il s'agissait de la fin de matinée, lorsque j'écrivais Evolution. Ces quelques heures avant midi étaient celles où j'étais la plus productive, le cerveau réactif et bouillonnant. Ces derniers temps, cela a changé, dès 20h, je me réveille. En effet, ces créneaux horaires tous particuliers, propres à votre métabolisme, évoluent. Soyez à l'écoute de votre corps et votre créativité.
De la même manière, tentez de déterminer quel rythme est le meilleur pour vous. Tous les jours ? Essayez d'ouvrir votre fichier au moins une fois par jour dans ce cas. Encore une fois, rien d'immuable ! Mais comme un coureur de fonds, calez vos foulées sur le long terme.
3 : sortez.
L'écriture se nourrit de son auteur. Pour cela, il faut vivre tout un tas d'expérience. Ne commettez pas l'erreur de vous enfermer dans votre texte comme un geek. Sortez, vous aurez de quoi alimenter vos écrits, sortez au sens large du terme. Sortez entre amis, ne rechignez pas pour un verre, une rencontre, et profitez de tout ce qui vous tombe sous l'oeil et les sens : la foule, l'ambiance, les odeurs, les sons, les interactions sociales, le goût et les couleurs de votre cocktail... Sortez en forêt, empoignez une branche et reniflez-la, écoutez les murmures ou le silence, etc. Votre histoire se passe à l'époque médiévale ? Allez visiter un château de cette époque, à l'occasion, ou encore un village médiéval comme il y en a dans toute la France. Vous ne serez pas déçu du voyage.
En résumé, confort, calme et stimulants.
Ecrivez, maintenant !
1 : l'ambiance.
Si possible, écrire dans une pièce où règne la tranquillité, installé confortablement, avec le chat, le mug et les dicos à portée de main (ou les onglets "dictionnaires", "synonymes", "conjugueur" ouverts et prêts à l'emploi). Cela paraît élémentaire, et pourtant crucial. La qualité de l'écriture dépend de cet environnement, c'est indéniable. Il vaut parfois mieux ne pas écrire plutôt que d'être distrait.
Pourquoi ?
Il y a une chose à éviter, et je l'ai compris à l'usage : trop de relectures. C'est fatal. On finit par connaître son texte par coeur et on perd tout le recul nécessaire à une correction de qualité. Conserver la fraîcheur de ses écrits pour l'esprit est nécessaire. Pour cette raison, je conseille l'utilisation d'un traitement de texte qui débusque les fautes de frappe et autres : voilà déjà quelques relectures épargnées. Mais surtout je conseille l'écriture au calme. Retravailler sur une mauvaise base oblige à trop de relecture et risque fort d'aboutir à un résultat médiocre.
Créez-vous vos rituels. La musique, avant ou pendant l'écriture, par exemple. Faites des playlists, selon vos humeurs et besoins. Quoiqu'il en soit, il vous faut un environnement calme avant tout. Prêtez aussi une attention particulière à la lumière utilisée, naturelle ou non, près d'une fenêtre ou au contraire le soir à la lueur d'une bougie... pourvu que vous vous sentiez bien.
2 : les horaires et la fréquence.
Chaque écrivain a ses habitudes. C'est une des questions fréquentes des journalistes : quand écrivez-vous ? Par exemple, Amélie Nothomb écrit tous les matins, avant même que l'aube ne se lève. Tout dépend de votre train de vie, malheureusement, mais si vous pouvez vous offrir ce luxe, second conseil : trouvez, à l'usage, les horaires qui vous conviennent le mieux pour écrire. En ce qui me concerne, il s'agissait de la fin de matinée, lorsque j'écrivais Evolution. Ces quelques heures avant midi étaient celles où j'étais la plus productive, le cerveau réactif et bouillonnant. Ces derniers temps, cela a changé, dès 20h, je me réveille. En effet, ces créneaux horaires tous particuliers, propres à votre métabolisme, évoluent. Soyez à l'écoute de votre corps et votre créativité.
De la même manière, tentez de déterminer quel rythme est le meilleur pour vous. Tous les jours ? Essayez d'ouvrir votre fichier au moins une fois par jour dans ce cas. Encore une fois, rien d'immuable ! Mais comme un coureur de fonds, calez vos foulées sur le long terme.
3 : sortez.
L'écriture se nourrit de son auteur. Pour cela, il faut vivre tout un tas d'expérience. Ne commettez pas l'erreur de vous enfermer dans votre texte comme un geek. Sortez, vous aurez de quoi alimenter vos écrits, sortez au sens large du terme. Sortez entre amis, ne rechignez pas pour un verre, une rencontre, et profitez de tout ce qui vous tombe sous l'oeil et les sens : la foule, l'ambiance, les odeurs, les sons, les interactions sociales, le goût et les couleurs de votre cocktail... Sortez en forêt, empoignez une branche et reniflez-la, écoutez les murmures ou le silence, etc. Votre histoire se passe à l'époque médiévale ? Allez visiter un château de cette époque, à l'occasion, ou encore un village médiéval comme il y en a dans toute la France. Vous ne serez pas déçu du voyage.
En résumé, confort, calme et stimulants.
Ecrivez, maintenant !
vendredi 19 novembre 2010
Trucs et astuces d'écriture, partie 1 : mise en forme.
Si vous aspirez à écrire, mon expérience a quelques menus conseils à vous prodiguer quant à des éléments d'ordre pratique, qui vous éviteront par la suite bien des tracas. Ne vous formalisez pas, je n'ai pas appliqué un seul de mes conseils pour ce billet, (faudrait que je manie un peu mieux le html !)
Donc, vous envisagez d'écrire.
Avant toute chose, (je n'ai pas d'actions chez MS), choisissez si possible le logiciel Word. C'est le logiciel le plus performant et le plus apprécié. Il est certes coûteux, mais imbattable. Je ne parlerai dans ce billet que de ce traitement de texte que je connais bien.
En seconde position, je recommande la suite Open Office, libre d'accès et complète. En revanche, je déconseille AbiWord : notamment les espaces insécables ne sont pas automatiquement insérées (eh oui en typo, espace est féminin) avant les marques de ponctuation qui le nécessitent, les deux points, le point-virgule, les points d'exclamation et d'interrogation.
Vous voilà avec votre page blanche. Choisissez l'alignement dit "justifié", c'est-à-dire aligné à gauche et à droite. Pour ce faire le logiciel va jouer sur les espaces entre les mots, c'est là qu'on voit tout l'intérêt des espaces insécables. Cela empêche un signe de ponctuation seul de revenir à la ligne, et leur taille reste égale. Ce sera surtout utile après un tiret (cadratin !) servant à ouvrir le dialogue :
- Les débuts de texte l'un en dessous de l'autre
- Apparaîtront alignés verticalement,
- C'est beaucoup plus soigné.
Deux derniers cas où l'espace insécable est indispensable :
1. Les guillemets. Word insère automatiquement les guillemets doubles français, autant que les espaces insécables entre les guillemets et le texte. Pratique !
2. Entre un nom et un chiffre : Henri et III, par exemple, devront être sur la même ligne, ou "numéro 1".
Jusque là, on n'a encore pas écrit une ligne. Alors, écrivons. Vous voulez un retrait de première ligne, n'insérez surtout pas ni tabulation, ni espace ! Le metteur en page s'en arracherait les cheveux ! Mieux vaut s'abstenir, au pire. Sinon, sélectionnez votre paragraphe, pointez votre souris sur le diabolo (en haut, à gauche de la règle), et bougez la partie haute de ce diabolo (juste la partie haute) jusqu'à peu près 0.6/ 0.7 cm. Cela s'appelle un retrait de première ligne. Pour les autres paragraphes, et pour éviter d'avoir un retrait inégal, vous devrez le faire dans les styles (Format, Style et mise en forme), mais nous y reviendrons plus tard.
Second paragraphe. On ne saute une ligne que dans le cas d'un changement de lieu ou un saut dans le temps, sinon, un simple retour à la ligne suffit.
Accentuez vos majuscules et veillez à la cédille des C en haut de casse : Insertion, Caractères spéciaux, Symboles. Cela sera fort apprécié par l'éditeur si vous désirez présenter vos écrits.
Après cela, vient votre premier dialogue. Utilisez un tiret cadratin, et non pas un trait d'union (tiret du 6). Pour ce faire, allez dans le menu Insertion, puis Caractères spéciaux. Astuce 1 : gardez la boîte de dialogue ouverte pour n'avoir qu'à cliquer sur "insérer" après avoir sélectionné le tiret en question, ou alors tapez simultanément Alt + Ctrl + moins du pavé numérique (la touche 6 en haut ne marche pas).
Cela fait, insérer une espace insécable. Astuce 2 : Shift + Ctrl + espace en même temps.
Quelques règles concernant les dialogues : une première majuscule, un point à la fin de chaque réplique.
Les incises quant à elles ne prennent pas de majuscule, même après un point d'interrogation, d'exclamation ou les points de suspension. Considérés comme la continuité d'une même phrase, les "dit-elle", "soupira-t-il", ne prennent donc pas de majuscule !
Vous vous sentez pousser des ailes et écrivez, écrivez, écrivez... Jusqu'à ce que vous pensiez pouvoir changer de chapitre.
C'est là que nos fameux styles interviennent. C'est le raccourci AA en haut à gauche des menus, Styles et mises en forme, que vous trouvez aussi dans le menu Format. Cliquez, un volet office s'ouvre. Sélectionnez tout votre texte et cliquez sur Nouveau style, en bas à gauche, cliquez sur le menu déroulant Format, choisissez Paragraphe et rentrez un retrait positif de votre choix (attention de bien mettre 0 virgule 7 par exemple et non pas point 7, il en résulterait un message d'erreur). Nommez votre style : paragraphe ou standard, par exemple ou encore le titre de votre oeuvre, et utilisez-le pour tout le reste du corps de texte.
Maintenant les titres. Vous avez déjà celui de votre premier chapitre ou du deuxième, et même s'il s'agit de simples chapitre 1, chapitre 2, il sera utile de les mettre en forme.
En effet, après une cinquantaine de pages, il faut pouvoir naviguer dans son texte avec facilité. Les titres de vos chapitres vous y aideront. Sélectionnez-les, et cliquez sur Titre 1 dans ce même volet office. Éventuellement, reprenez la mise en forme selon votre goût, mais gardez le texte en
Niveau 1.
C'est là que la magie Word opère : cliquez sur l'icone avec une petite loupe sur un texte : Explorateur de document, à gauche de l'icone Afficher/ Masquer les caractères. Un volet office s'ouvre à gauche avec votre / vos titres. Vous n'aurez qu'à cliquer dessus pour aller directement à la page où se trouve ce titre. Bien plus pratique, quand on arrive à 50, 100 pages...
Si vous souhaitez créer une table des matières, cela se fera de manière automatique également : placez-vous en début ou fin de texte à votre convenance, et insérer un saut de page (Insertion, Saut... Saut de page). Revenez avant ce saut de page et cliquez sur Insertion de nouveau, puis Références, puis Tables et index. Une boîte de dialogue s'ouvre. Choisissez Tables des matières, le format désiré puis OK. La table a repris vos titres de chapitre et leur numéro de page. Cliquez dedans pour la mettre à jour lorsque nécessaire.
Revenons à la fonction Afficher/ Masquer les caractères : servez-vous en pour rendre apparents les espaces, retours à la ligne, etc., et ce afin de débusquer les doublons ou autre erreur de mise en forme.
A la fin de votre texte et pour le présenter aux éditeurs, conformez-vous à leurs instructions (souvent exposées sur leurs site internet), et convertissez en PDF ou imprimez. Pour ce faire, les marges de 3 cm tout autour du texte sont très appréciées (servez-vous des règles ou mieux, allez dans Fichier, Mise en page) et sauf demande contraire laissez un interligne simple.
Si vous avez besoin de précisions, je suis à votre disposition !
Ecrivez, maintenant !
Donc, vous envisagez d'écrire.
Avant toute chose, (je n'ai pas d'actions chez MS), choisissez si possible le logiciel Word. C'est le logiciel le plus performant et le plus apprécié. Il est certes coûteux, mais imbattable. Je ne parlerai dans ce billet que de ce traitement de texte que je connais bien.
En seconde position, je recommande la suite Open Office, libre d'accès et complète. En revanche, je déconseille AbiWord : notamment les espaces insécables ne sont pas automatiquement insérées (eh oui en typo, espace est féminin) avant les marques de ponctuation qui le nécessitent, les deux points, le point-virgule, les points d'exclamation et d'interrogation.
Vous voilà avec votre page blanche. Choisissez l'alignement dit "justifié", c'est-à-dire aligné à gauche et à droite. Pour ce faire le logiciel va jouer sur les espaces entre les mots, c'est là qu'on voit tout l'intérêt des espaces insécables. Cela empêche un signe de ponctuation seul de revenir à la ligne, et leur taille reste égale. Ce sera surtout utile après un tiret (cadratin !) servant à ouvrir le dialogue :
- Les débuts de texte l'un en dessous de l'autre
- Apparaîtront alignés verticalement,
- C'est beaucoup plus soigné.
Deux derniers cas où l'espace insécable est indispensable :
1. Les guillemets. Word insère automatiquement les guillemets doubles français, autant que les espaces insécables entre les guillemets et le texte. Pratique !
2. Entre un nom et un chiffre : Henri et III, par exemple, devront être sur la même ligne, ou "numéro 1".
Jusque là, on n'a encore pas écrit une ligne. Alors, écrivons. Vous voulez un retrait de première ligne, n'insérez surtout pas ni tabulation, ni espace ! Le metteur en page s'en arracherait les cheveux ! Mieux vaut s'abstenir, au pire. Sinon, sélectionnez votre paragraphe, pointez votre souris sur le diabolo (en haut, à gauche de la règle), et bougez la partie haute de ce diabolo (juste la partie haute) jusqu'à peu près 0.6/ 0.7 cm. Cela s'appelle un retrait de première ligne. Pour les autres paragraphes, et pour éviter d'avoir un retrait inégal, vous devrez le faire dans les styles (Format, Style et mise en forme), mais nous y reviendrons plus tard.
Second paragraphe. On ne saute une ligne que dans le cas d'un changement de lieu ou un saut dans le temps, sinon, un simple retour à la ligne suffit.
Accentuez vos majuscules et veillez à la cédille des C en haut de casse : Insertion, Caractères spéciaux, Symboles. Cela sera fort apprécié par l'éditeur si vous désirez présenter vos écrits.
Après cela, vient votre premier dialogue. Utilisez un tiret cadratin, et non pas un trait d'union (tiret du 6). Pour ce faire, allez dans le menu Insertion, puis Caractères spéciaux. Astuce 1 : gardez la boîte de dialogue ouverte pour n'avoir qu'à cliquer sur "insérer" après avoir sélectionné le tiret en question, ou alors tapez simultanément Alt + Ctrl + moins du pavé numérique (la touche 6 en haut ne marche pas).
Cela fait, insérer une espace insécable. Astuce 2 : Shift + Ctrl + espace en même temps.
Quelques règles concernant les dialogues : une première majuscule, un point à la fin de chaque réplique.
Les incises quant à elles ne prennent pas de majuscule, même après un point d'interrogation, d'exclamation ou les points de suspension. Considérés comme la continuité d'une même phrase, les "dit-elle", "soupira-t-il", ne prennent donc pas de majuscule !
Vous vous sentez pousser des ailes et écrivez, écrivez, écrivez... Jusqu'à ce que vous pensiez pouvoir changer de chapitre.
C'est là que nos fameux styles interviennent. C'est le raccourci AA en haut à gauche des menus, Styles et mises en forme, que vous trouvez aussi dans le menu Format. Cliquez, un volet office s'ouvre. Sélectionnez tout votre texte et cliquez sur Nouveau style, en bas à gauche, cliquez sur le menu déroulant Format, choisissez Paragraphe et rentrez un retrait positif de votre choix (attention de bien mettre 0 virgule 7 par exemple et non pas point 7, il en résulterait un message d'erreur). Nommez votre style : paragraphe ou standard, par exemple ou encore le titre de votre oeuvre, et utilisez-le pour tout le reste du corps de texte.
Maintenant les titres. Vous avez déjà celui de votre premier chapitre ou du deuxième, et même s'il s'agit de simples chapitre 1, chapitre 2, il sera utile de les mettre en forme.
En effet, après une cinquantaine de pages, il faut pouvoir naviguer dans son texte avec facilité. Les titres de vos chapitres vous y aideront. Sélectionnez-les, et cliquez sur Titre 1 dans ce même volet office. Éventuellement, reprenez la mise en forme selon votre goût, mais gardez le texte en
Niveau 1.
C'est là que la magie Word opère : cliquez sur l'icone avec une petite loupe sur un texte : Explorateur de document, à gauche de l'icone Afficher/ Masquer les caractères. Un volet office s'ouvre à gauche avec votre / vos titres. Vous n'aurez qu'à cliquer dessus pour aller directement à la page où se trouve ce titre. Bien plus pratique, quand on arrive à 50, 100 pages...
Si vous souhaitez créer une table des matières, cela se fera de manière automatique également : placez-vous en début ou fin de texte à votre convenance, et insérer un saut de page (Insertion, Saut... Saut de page). Revenez avant ce saut de page et cliquez sur Insertion de nouveau, puis Références, puis Tables et index. Une boîte de dialogue s'ouvre. Choisissez Tables des matières, le format désiré puis OK. La table a repris vos titres de chapitre et leur numéro de page. Cliquez dedans pour la mettre à jour lorsque nécessaire.
Revenons à la fonction Afficher/ Masquer les caractères : servez-vous en pour rendre apparents les espaces, retours à la ligne, etc., et ce afin de débusquer les doublons ou autre erreur de mise en forme.
A la fin de votre texte et pour le présenter aux éditeurs, conformez-vous à leurs instructions (souvent exposées sur leurs site internet), et convertissez en PDF ou imprimez. Pour ce faire, les marges de 3 cm tout autour du texte sont très appréciées (servez-vous des règles ou mieux, allez dans Fichier, Mise en page) et sauf demande contraire laissez un interligne simple.
Si vous avez besoin de précisions, je suis à votre disposition !
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